Université porteuse : Université POLITEHNICA de Bucarest

« Pour le renforcement de la recherche en vue du développement des formations francophones niveau master – La Plateforme du français technique et des technologies de la langue »


niveau:A2-B1

Domaine :Informatique
Objectifs linguistiques

  • Comprendre et utiliser les connecteurs ou articulateurs logiques
  • Comprendre et utiliser les prépositions
  • Comprendre et savoir utiliser les adverbes
  • Savoir utiliser et définir la terminologie informatique.


Source:
http://www.grappa.univ-lille3.fr/polys/intro-info/informatique003.html

2.9 Codages/décodages et changements de codes

L'échange de données entre matériels fonctionnant sous un mode numérique ou analogique impose parfois de passer par des phases de numérisation. Les plus courants de ces dispositifs sont les suivants :

  • les modems (contraction de «modulateur»/«démodulateur») sont des appareils qui transforment des données discrètes sous forme de bits en données analogiques pouvant circuler sur les lignes téléphoniques (et réciproquement). Il sont donc indispensables pour relier les ordinateurs entre eux en passant par le réseau téléphonique français (qui, lui, transmet des données continues). Les boîtiers fournis pour se connecter à l'Internet haut débit (freebox, livebox et autres) en sont les versions améliorées. L'ADSL est en effet simplement une technologie qui emploie pour transmettre ses données des fréquences non utilisées par la voie humaine dans les conversations téléphoniques. C'est pourquoi on peut à la fois téléphoner et envoyer/recevoir des données en passant par la même ligne téléphonique avec ces boîtiers.
  • les scanners ou numériseurs, transforment des images quelconques (textes ou photos) en suites de bits codant ces images sous forme «bit map».

Par ailleurs, les différents types de données étant, comme nous l'avons vu, codés de façon spécifiques, il peut parfois être nécessaire de passer d'un mode de codage à un autre. C'est ce que réalisent des logiciels comme :
  • les Optical Character Recognizer (OCR) sont des programmes qui transforment les images sous forme «bit map» d'un texte en une suite de caractères ASCII. Il peuvent aussi reconnaître la mise en page du texte et la traduire dans les codes spécifiques utilisés pour les représenter dans les traitements de textes. Ils sont indispensables si on veut «traiter» avec un éditeur ou un traitement de textes un fichier (2.4) issu de la numérisation d'un texte écrit.
  • les vectoriseurs d'images transforment les dessins sous forme «bit map» en images vectorielles. Ils sont utilisés pour traiter des plans techniques ou des dessins d'architectes.

De manière générale, tout logiciel qui permet de manipuler des données de natures différentes (par exemple, des caractères et des nombres) accorde un rôle primordial à la notion de typage ou de format. Connaître le type d'une donnée, en effet, est indispensable pour savoir comment interpréter la suite de 0/1 qui la code.
Enfin, certains codages sont plus économiques que d'autres, au sens où ils nécessitent de réserver un plus ou moins grand nombre de bits pour coder une même donnée. Les logiciels de compression de données ont pour objectif de réduire au maximum l'espace mémoire occupé par le codage d'un certain type de données. Les stratégies qu'ils mettent en oeuvre varient évidemment suivant la nature des données, et donc des codages, qu'ils ont à traiter, et suivant que la compression visée est exacte ou approchée (c'est-à-dire si elle préserve ou non toute l'information présente ou pas). Par exemple, pour compresser l'image «bit map» d'un texte, on peut commencer par coder de façon vectorielle les espaces blancs de la page. Pour le codage d'une scène vidéo (correspondant à une succession d'images «bit map»), on peut se contenter de coder complètement la première image, puis seulement la différence entre chaque image et la précédente...
On comprend mieux, à l'issue de ce passage en revue de tous les codages utilisés en informatique, la puissance du monde numérique : elle vient de la capacité à stocker et à échanger des informations de nature très variées sur un seul support, sous forme de bits. La distinction élémentaire, abstraite, entre deux états possibles de n'importe quel dispositif permet une combinatoire suffisante pour apparemment tout «coder». Loin d'être limitée, cette stratégie a rendu possible l'apparition du multimédia (qui associe textes, sons et images) dans les CD-Rom ou l'Internet et donné naissance aux «autoroutes de l'information».



EXERCICES.

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