Université porteuse : Université POLITEHNICA de Bucarest

« Pour le renforcement de la recherche en vue du développement des formations francophones niveau master – La Plateforme du français technique et des technologies de la langue »


niveau:A2-B1

Domaine :Informatique
Objectifs linguistiques

  • Comprendre et utiliser les connecteurs ou articulateurs logiques
  • Comprendre et utiliser les prépositions
  • Comprendre et savoir utiliser les adverbes
  • Etablir des relations à travers des pronoms relatifs
  • Savoir accorder les adjectifs en nombre et en genre


Source:
http://www.grappa.univ-lille3.fr/polys/intro-info/informatique003.html

2.8 Codage numérique et codage analogique

En résumé, les données manipulées par les ordinateurs sont exclusivement des données discrètes. Le monde du discret, dans lequel on peut énumérer chaque entité distincte les unes après les autres s'oppose au monde du continu, dans lequel ce n'est pas possible. Mathématiquement, un ensemble est discret s'il peut être mis en bijection avec N ou une partie de N, il est continu s'il peut être mis en bijection avec l'ensemble des nombres réels R, ou un de ses intervalles. Dans R, contrairement à N, on ne peut pas “compter”, c'est-à-dire énumérer tous ses éléments les uns après les autres sans en oublier aucun. Une autre manière de caractériser les données discrètes est précisément leur caractère codable à l'aide d'un alphabet fini (par exemple 0/1). On parle aussi de codage numérique (0 et 1 sont des nombres), mais cela ne signifie pas, nous l'avons vu, qu'il ne code que les nombres.
Les caractères alphanumériques et les nombres entiers appartiennent naturellement au monde du discret, et leur codage numérique ne pose donc pas de problème. En effet, quand il s'agit de traiter des données de nature discrète à l'aide d'un autre dispositif discret, le codage/décodage est exact, c'est-à-dire qu'il préserve toute l'information. En revanche, les nombres réels, les sons et les images appartiennent au monde du continu. C'est pourquoi jusqu'à l'émergence de l'informatique multimédia, leur codage passait plutôt par un mode analogique : un tel code traduit des données continues à l'aide d'un autre dispositif lui aussi continu. Par exemple, dans les anciens disques en vinyle et les anciennes cassettes audio, le son était codé et restitué grâce à un sillon continu, dont la forme reproduisait (par une relation «d'analogie») la courbe des sons. La radio FM et la télévision hertzienne actuelles sont encore transmises à l'aide d'ondes continues dont les variations (les «modulations») traduisent suivant une échelle continue les variations du son. Les photographies “argentiques” sont réalisées à l'aide d'une surface (quasi) continue de produit chimique réactif qui restitue le continuum de nuances du spectre des couleurs. Les anciennes cassettes vidéo reproduisaient ainsi, une par une, les images d'un film sur leur bande.
Le codage numérique, lui, n'a droit qu'aux symboles 0 et 1. Pour coder numériquement des données continues, il faut donc passer par une phase de discrétisation ou numérisation, qui se paie par une part d'approximation. La qualité du son des CD-audio est néanmoins supérieure à celle des anciens disques «33 tours», et la définition des photographies numériques s'approche à grands pas de la précision des photographies traditionnelles.



EXERCICES.

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